jeudi 15 septembre 2011

Marseille



A tout ceux qui détestent Marseille, permettez-moi de vous le dire : vous avez raison.
A tout ceux qui considèrent les méridionaux comme des guignols, vous avez raison en partie, car un profil tend à les supplanter : le bogosse agressif et m’as-tu-vu.

Dans tout les cas, Marseille est une ode à la vulgarité, la crasse ignorance et la grossièreté institutionnalisée.

Il n’y a pas de culture marseillaise, la culture marseillaise c’est de la merde.
La culture populaire marseillaise c’est au mieux du patos: on est pauvre mais la misère est moins dure au soleil.
Les marseillais n’ont rien à dire, aucun message.
Il y a juste un tombereau de paroles qui n’exprime que deux idées : ma bite, le fric.
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Je le dis froidement, sans aucune animosité, en tant que marseillais depuis 25 ans, je n’ai jamais aimé cette ville, elle m’indiffère, sans haine, sans violence, c’est de la merde, et mon point de vue n’a jamais varié.
Je connais cette ville comme un chauffeur de taxi, je l’exploite et j’en tire mes revenus pourtant aucune émotion, aucun lien affectif ne m’y attache.
Personne n’est désagréable avec moi, je n’ai aucune altérité particulière, au contraire, nombre de marseillais de naissance aimeraient connaître et exploiter leur ville comme je sais le faire, mais la réalité est là.
Ceci étant dit, oui,  il y a du soleil et il y a la mer….

Le modèle marseillais.
Le modèle sociétal marseillais est un modèle maffieux qui préfigure la société française du futur.
La société conserve un cadre formel qui est là pour les apparences, la communication.
Il y a des institutions, des lois, un fonctionnement républicain apparent. Cependant tout le monde triche.
Cet accord tacite sur la triche s’appuie sur une culture ou la morale est absente.
Rapacité, prédation et vénalité sont parfaitement entendus comme étant la normalité de la nature humaine.

Pas vu, pas pris.
La première règle c’est la dissimulation. La triche n’est jamais publique, elle s’exprime et se conceptualise entre initiés.
 
 Le flingue.

Quand j’ai eu mon flingue, j’ai su que personne maintenant ne me marcherai sur les pieds impunément.
J’ai toujours vécu dans une idéologie d’exécration des armes à feu. En réalité, cela est faux.
Quand tu as un flingue tu est plus fort.

Les hommes sont définitivement des pédés fasse à un fou. Surtout ceux qui donnent l’apparence de la force.
Dans mon environnement marseillais, j’ai laissé filé la rumeur que j’étais enfouraillé, tu peux pas savoir les sourires de pédés maintenant avec Leucodermos…

Au quotidien,  je n’ai absolument pas besoin de ce flingue, c’est 2000 € de capital immobilisé pour rien.

Une fois chez Lidl, j’ai eu le malheur d’y aller un jour de pointe avec ma femme. Je sais que les mecs sont verts quand ils voient notre couple.
Donc le connard derrière, genre arabe mal luné, 20 cm de plus que moi, il me pousse à la caisse, une fois, deux fois. « Mon ami, ça me ferait plaisir si tu ne me poussais pas ! »
« jte pousse pas.. jpousse pas moi, si jte pousse tu vas voir ce ksa fait ! »
J’ai dis à ma femme en arabe, « je reviens.. » elle a compris.
Je crois que le mec il a compris aussi. Surtout quand madame à dit « la, la ! khalli hbibi, irham weldik ! »

A partir du moment ou on accepte d’aller à Lidl un jour de pointe, quartier nord, il faut aussi accepter que tout soit fini en 5 minutes.

Bien sur Connard a fait le pédé. Connard, si j’ai une femme comme ça, c’est 1) le travail de toute une vie 2) parce que je suis plus intelligent que toi et je suis déterminé a le faire comprendre jusqu'à la mort.

Les mecs sont des pédés. Ils ont peur de la mort et Leucodermos est un nihiliste suicidaire refoulé.
Toutes leur merdes de muscu, sport de combat, et arme, c’est du pipeau.
Celui qui passe à l’acte est le plus redoutable.

J’ai rencontré des tueurs, des mecs immondes qui font froid dans le dos. Des mecs qui ont du sang sur les mains et que ça n’empêche pas de dormir.
Tu parles avec eux, c’est froid et technique.
Quand tu butes un mec en moto, c’est la vitesse qui compte. Quand tu butes, tu veux buter, pas soulager tes nerfs ou ton ego. Tu ne cherches pas la lucidité de la victime, tu ne cherches pas la jouissance dans la vision de sa peur.  Si vengeance et message il y a, c’est pour ceux qui restent. Toi tu veux juste buter et il faut que ça se passe vite.


Alors,  je me suis habitué à passer en voix off lorsqu’il y a conflit, je suis déconnecté et il y a un écho lointain.
A Marseille ça palabre, et à 90% c’est à cette étape que le dominant et dominé se dessinent, l’affaire en reste là. Parfois ça envoie les mains.
Je me souviens d’un mec qui c’est fait allumé devant mon magasin, il est revenu un an après, il était tout gonflé. Le mec y s’était fait allumé un an plus tôt et sa revanche s’était de ressembler à David Vendetta…

J’ai pas un an à perdre.
Je me suis accoutumé à l’idée de mort violente.
J’ai géré mes affaires pour pouvoir les quitter en trois minutes.
Mec, je ne vais pas faire de la boxe avec toi.

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