jeudi 15 septembre 2011

De la politique


Au début était la lutte de classe. Quand ils l’ont gagnés, ils nous ont légué d’autres problèmes pour que plus jamais nous n’ayons l’idée de nous rebeller..


La crise du sens de notre société est une crise de classe due à la disparité indécente des revenus.

Le pouvoir a quitté les peuples et les nouveaux détenteurs se sont déconnectés des masses.
Toutes les foules se sont trouvées gérées comme des troupeaux de bestiaux dans le seul souci de la rentabilité qu’ils pouvaient offrir au maître.
Chômage, abrutissement culturel, déshumanisation, surpopulation, peur, délinquance, compétition, cannibalisme autant de problèmes qui ont été aux mieux ignorés, au pire manipulés.

1)      Le travail

Le travail ne paie plus. Ce qui paie ce sont les revenus du capital.
Les diplômes ne marchent plus, l’ascenseur social s’est arrêté.
Accèdent au salariat décent des extra-terrestres. Soient hyper-spécialisés, soient hypertrophiés d’une qualité particulière, dans tous les cas des gens sortis de la normalité.
La normalité, la médiocrité (dans le sens du milieu dans les qualités) sont condamnés.
Depuis leurs cimes inaccessibles, nos décideurs sont les spectateurs amusés des combats chez le petit peuple.
La sélection naturelle vire au massacre.

2)      La sécurité du petit peuple.

Les problèmes de délinquance et sécurité sont profonds. Incontestablement nos sociétés produisent ou importent des créatures cannibales qui n’ont pas encore accédé à l’humanité.
Incontestablement il faut éradiquer ces créatures sans la moindre pitié. Ou alors il faut investir dans des centres de dressages.
Laisser l’anarchie dans l’arène, pour divertir des élites inaccessibles, est indigne de l’humanité.

Il n’y a que des bobos au-dessus de toute contingence normale pour venir nous expliquer qu’il faut préserver les fourmis géantes carnivores au nom de l’humanisme, la biodiversité ou autre; sachant que ces mêmes bobos n’accueilleront jamais de fourmis géantes dans leur salon ..


            3) Les politiques.

Le pouvoir a quitté le politique. Le politique est un gestionnaire de la rente de situation des maîtres.
En échange de ses services, il bénéficie de salaires et d’avantages en nature.
Sa fonction consiste essentiellement en production d’écrans de fumées.
Contrairement à ce qu'ils prétendent, les politiques n'ont aucune "valeur" à défendre si ce n'est  celle de leur estomac et de leurs organes génitaux.
Toute émotion est feinte, tout discours n'est qu'un ronflement soporifique et y accorder de l'attention d'une manière ou d'une autre, c'est la garantie d'attraper des coliques et des maux de tête.


Quelles solutions ?

Remettre l’homme comme mesure des valeurs.
Redonner de la valeur à la vie, la vie humaine en particulier.


Nous vivons la chute de notre empire romain moral, nous entrons dans un nouveau moyen-âge.
Nous savons que la chute de l’empire romain a donné le féodalisme en occident et le tribalisme en Afrique du nord.
Nous sommes déjà dans un méta-féodalisme. Je préconise d’aborder cette période sombre par un retour au tribalisme local. En tout cas une structure locale à même de faire face aux agressions et à même d’arbitrer.
Sont des pistes de réflexions, la cité athénienne, le suffetat punique, les archs kabyles, les zones autonomes temporaires d’Hakim Bey, la commune de Marilaneda en Andalousie.
Bref de la démocratie locale, avec des décideurs accessibles, un protocole réduit et des symboles d’autorités fondé sur la sagesse.

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